Alarme aux citoyens consommateurs de la république !

Est-ce que nous ne sommes pas en train de demander à la société de s’adapter à notre système et pas au système de s’adapter à la société ?
Nous avons laissé dériver de moins en moins de citoyennetés et de plus en plus de consommations et nos concitoyens sont devenus aujourd’hui de simples consommateurs de la république.
C’est à dire qu’on ne veut pas que le juge soit juge, mais que le juge fasse mal à celui qui nous a fait mal.
On ne veut pas que le maire soit intelligent mais que le maire mette un candélabre devant ma porte.
Je choisis mon politique pas forcément par conviction mais en fonction de l’intérêt que j’ai à ce qu’il préserve mon statut.
Et le politique lui-même s’est laissé enfermer dans des clientèles électorales ce qui fait que la droite n’ose pas toucher aux toubibs et la gauche toucher aux profs…
On est dans une totale hypocrisie où la classe politique depuis 20 ans préfère gagner/séduire un électeur même si elle en perd un citoyen.
Nous sommes assis sur une démocratie d’émotion et non plus une démocratie de conviction.

Nos sociétés sont construites à partir de 3 grands sentiments : l’espérance, les peurs et les humiliations.
L’espérance libérale a chuté avec la chute de leymans & brother.
L’espérance communiste a disparu avec la chute du mur de berlin.
Les espérances politiques d’aujourd’hui c’est une espèce d’hypocrisie dans l’offre politique qui fait qu’on met des gens qui ne partagent pas du tout les mêmes convictions mais qui s’unissent juste pour conquérir le pouvoir.
Juste pour conquérir le pouvoir.

 

Mais attendez, ce n’est pas la conquête du pouvoir qui m’intéresse mais c’est quel projet ?
Quel est mon avenir dans cette affaire ?
Et en plus j’y comprends de moins en moins dans cette crise du monde, les politiques disent qu’ils sont là pour nous protéger alors qu’ils sont aussi les auteurs de la situation dans laquelle nous nous trouvons ?

 

Et à partir du moment où on ne gère plus d’espérances collectives, on laisse la porte ouverte à celles et ceux qui gèrent les peurs, généralement ce sont les droites, ou celles et ceux qui gèrent les humiliations, généralement ce sont les gauches.

 

On ne prend pas en considération la souffrance d’un certains nombres de concitoyens.
Quand vous êtes à bac+7 et que vous êtes au chômage, ou bien payé au SMIC à bac+7, vous n’êtes pas malheureux, vous êtes humilié.
Oui, vous êtes humilié !
Et quand le système vous humilie, à un moment donné vous avez envie de détruire le système.
Et si les politiques aujourd’hui n’ont comme seule vision espérancielle que la conquête du pouvoir ou la déstabilisation de celui qui est au pouvoir, sans projet permettant de construire des espérances collectives, alors c’est le pire qui arrive.

 

Il y a maintenant :
trop de primes au « calcul politique » et pas du tout au « projet politique ».

D’après un débat de Jean Paul Delevoye
Président du conseil économique et social
Médiateur de la république

ACTA

Ma signature de l’ACTA est le résultat d’une négligence civique. En bref, je n’ai pas fait le lien entre le traité que le gouvernement m’avait autorisé à signer, et le traité dont j’estime qu’il limite et restreint la liberté d’utiliser le réseau le plus large et le plus important dans l’histoire de l’humanité, et qui en tant que tel pose des limites sur les générations futures de nos enfants.

Helena Drnovšek Zorko – Ambassadrice de la Slovénie au Japon

eva joly – « rien à cirer » sur antenne2

Q : Pourquoi d’après vous que votre campagne ne décolle pas ?
Ma candidature détonne, d’abord parce que je suis une femme et pour une femme la prise de parole est rendue plus difficile. De plus, je suis de la société civile, je ne suis pas du sérail politicien, cela dérange, je suis une réelle candidate citoyenne qui montre que dans une démocratie, la politique ne doit pas être réservée à quelques-uns.

Q : Vous allez être candidate jusqu’au bout, ne pas vous désister au premier tour pour les socialistes ?
Pour que la gauche gagne avec les écologistes, l’important sont les 5 années à venir, pas simplement le 6 mai, c’est vraiment le contenu de ce qui nous attend après. l’important sont les idées écologistes, on ne négocie pas avec l’écologie parce que l’écologie n’attend pas, elle.

Q : Avec ce livre autobiographique : « Sans tricher » vous espérez quoi, devenir plus sympathique au yeux des français ?
J’ai trouvé important de dire d’où je parle, quels ont été mes expériences et ce que je peux apporter à la politique française.

Q : Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour le faire ?
Je voulais que cela sorte de manière cohérente, indiquer que je n’ai pas occupé que des postes prestigieux, j’ai été aussi dactylo, secrétaire… Ça, ça donne une compréhension de la vie des français, c’est utile de savoir comment on vit aujourd’hui, par exemple dans un conseil des ministres. Une candidate qui a connu ça, une enfance pas dorée et qui n’a rien eu gratuitement, ça a quelque chose de rassurant.

Q : Avez-vous pensé que votre double nationalité serait à ce point un handicap, même vos amis le disent au sein de votre parti.
On fait beaucoup dire à mes amis, je ne pense pas que tout cela est vrai non plus. J’ai des vrais amis qui soutiennent ma candidature et me soutiennent quoi qu’il advienne.

Q : Quand Daniel Cohn-Bendit parle d’équation personnelle, quand il estime que vous êtes trop rigide, trop juge d’instruction. Ne tombe-t’il pas là dans des propos sexistes à votre égard ?
Dany est un ami !

Brouahahah* de la part des gros niqueurs patentés …

Q : …avec des amis comme cela…
Dany est un ami, il a été vraiment très généreux avec moi, nous partageons la même vision pour l’europe et je compte sur lui pour ça.

Q : Aviez-vous conscience que votre double nationalité et votre accent serait à ce point un handicap pour vous présenter ?
Non, cela fait 50 ans que je vis en france, mon accent et ma double nationalité n’ont jamais été un problème pour enquêter ni pour poser des questions dans les tribunaux.

Q : Vous êtes opposée au nationalisme, je vous cite :

Le cœur du rêve européen doit dépasser l’étroitesse du cadre nationale pour donner du souffle à une mondialisation humaine et solidaire.

Nous sommes dans les bisousnours là, il y a un refus de ce que c’est que la géostratégie là. Si la france s’efface, ce ne sera pas pour que tout le monde soit égaux !
L’illusion c’est plutôt de croire qu’on peut sortir de la crise et de nos difficulté avec le nationalisme. Je comprends que devant l’angoisse, la peur de perdre son emploi, il y ait un replis historique sur soi. Moi, j’ai envie de parler à l’intelligence des français, leur dire que la solution, elle est européenne et elle est mondiale.
Par exemple , on ne peut pas résoudre les problèmes financiers à l’échelle française, il n’y a pas d’autres solutions que dans la solidarité européenne. On voit bien que pour la grèce par exemple, ce qui est préconisé actuellement ne marche pas, que l’austérité toute seule ne marche pas non plus. On voit bien alors que les propositions que je fais, de la solidarité et des politiques communes, portent plus d’espoirs.

Q : Vous proposez de supprimer le siège permanent de la france à l’onu pour le remplacer par un siège dévolu à l’union européenne, alors qu’un tel conseil ne fonctionne même pas à l’intérieur de l’europe elle-même, qu’en serait-il avec les autres pays !
J’ai proposé cela dans le cadre d’un renouveau du conseil de sécurité. Le conseil de sécurité tel qu’il fonctionne avec le droit de veto, c’est le monde de 1945. On le voit aujourd’hui où le droit de veto de la russie seule empêche toute solution en syrie. Il est temps aujourd’hui de passer à la majorité dans le vote au conseil de sécurité en abandonnant le droit de veto.

Q : C’est ignorer toute la géostratégie…
Mais on ne peut pas figer l’évolution du monde à 1945 tout de même, même si beaucoup en rêve.

Q : Comment se fait-il que vous, Eva Joly, ayez tant de difficultés à faire passer ce message auprès des français ?
On a fabriqué une Eva Joly de papier sur laquelle on porte toutes sortes de projections. C’est pour cela que j’ai écrit cette autobiographie, pour montrer que j’ai passé ma vie à découvrir le dessous des cartes, à vouloir comprendre ce que cela veut dire et non pas se contenter à le constater, et agir sur les disfonctionnements.

Q : Cette image de votre intégrité, image nécessaire dans le paysage politique actuel, vous est acquise, mais êtes-vous bien dans le bon parti ? Parmi les écologistes, vous n’êtes pas la bonne candidate dans le bon parti.
C’est peut-être l’image que vous avez vous de l’écologie politique qui ne correspond pas à la réalité de l’écologie politique ? L’écologie politique ce n’est pas seulement la biodiversité, c’est aussi les questions de santé, de logements, nous nous occupons de questions qui sont importantes pour les français. Par exemple, nous constatons qu’il y a 350.000 nouveaux cas de cancer par an et nous refusons de voir que cela est lié à la pollution, à l’environnement, à une agriculture productiviste. Contrôler les pesticides, les multinationales pharmaceutiques, c’est très écolo, c’est vraiment dans mes compétences et c’est dans mes combats depuis 20 ans.

Q : Votre visite à Fukushima vous a fait évoluer dites-vous ?
Oui, j’ai pu y constater la négation des effets de la contamination et la conséquence de cette négation dans les populations autorisées à vivre dans un milieu entièrement contaminé, à y produire du riz et on à se demande ce que ce riz devient une fois récolté ?

Fukushima est le second mythe du nucléaire à s’écrouler, celui de la sécurité. Le premier mythe est celui de l’indépendance énergétique, cela plus personne n’y croit réellement maintenant car nous savons aujourd’hui qu’il n’y a pas d’uranium en france et que nous l’importons du niger qui n’est pas un  pays stable.

Un troisième mythe vient de s’effondrer pour tout le monde, pas pour les écologistes parce que nous nous le savions bien, mais hier, lors de la présentation des rapports de la cours des comptes, le mythe de l’énergie nucléaire pas chère s’est aussi effondrée.

Pourquoi aujourd’hui prendre un risque aussi grave, alors qu’il n’y a aucun avantage à le faire ?

Q : Mais vous opposez à ce mythe un autre mythe, celui des énergies dites alternatives et autres qui coûtent extrêment chères et occuperaient un espace considérables pour donner un équivalent énergétique. Pour le moment, c’est un mythe également que de vouloir le réaliser.
C’est parfaitement incroyable ce que vous dites là, l’allemagne a pris la décision de sortir du nucléaire.

Q : C’est une arnaque ce que vous dites là, car l’allemagne est importatrice d’énergie.
L’allemagne a réduit sa consommation de 27% en huit ans, il faut aussi que la france réduise sa consommation. Et on ne peut pas dire que les énergies alternatives sont un mythe quand justement nous savons depuis hier qu’elles ne sont pas plus chères que l’énergie produite par l’epr.

Q : Vous proposez un jour férié qui sera dédié aux musulman par exemple, pourquoi ?
J’ai repris cette idée de la commission Stasi de 2003

« Faire des fêtes religieuses de Kippour et de l’Aïd el-Kebir des jours fériés dans toutes les écoles de la République. » (Source wikipedia)

cela me semblait un pas vers plus d’égalité.

Q : Vous allez faire 2 à 3%. nicolas hulot aurait fait de l’ordre de 10 fois plus, 5 à 6% (sic), n’avez-vous pas desservis votre cause en ne le laissant pas se présenter à votre place ?
La vérité est que c’est moi qui aie été élue lors des primaires, et élue dans les grandes largeurs !

Q : Oui, mais la vérité c’est que les militants ne font pas toujours les meilleurs choix dans un parti, c’est ça la vérité ! (l’index pointé sur Eva)
Ça, c’est une hypothèse qui n’existe pas, j’ai gagné les primaires, je me présente pour les écologistes, tous les écologistes.

Q : En quoi le fratras de la retraite à 60 ans, les 32 heures hebdomadaires… font avec la cause écologiste ?
C’est parce que nous nous occupons de l’homme globalement, dans la nature et dans la société, et que nous savons aussi très bien qu’il n’y a pas de reconversion écologique si ce n’est pas aussi avec de la justice. On ne peut pas parler d’écologie à des gens qui vivent dans la précarité.

Q : Le parti écologiste les verts a voté au parlement européen tous les traités européens, c’est à dire tout ce qui instaurait l’ultra libéralisme que vous prétendez combattre.
Exactement, l’europe c’est aussi ce qu’on en fait, c’est parce que sur les 27 pays qui la compose il y a 24 pays ultra libéraux que l’europe fonctionne d’une façon ultra libérale.

Q : Vous défendez une europe qui serait garante de la démocratie, mais ce n’est pas ce qui se passe en grèce par exemple où l’europe impose un gouvernement menant une politique d’austérité.
Nous sommes intervenus pour la grèce trop peu et trop tard. Si nous avions agis avec plus de solidarité et plus rapidement, la situation pour nous tous aurait été meilleure.

Q : Vous êtes pour le test de connaissance de la france pour obtenir la nationalité ?
Je suis pour qu’on offre de la culture aux étrangers, et je suis contre que cela conditionne leur nationalisation.

Q : La nation est le seul cadre de la démocratie.
La nation n’est pas le seul cadre de la démocratie, la région l’est, la commune l’est, le département l’est, les personnes se reconnaissent dans leur culture régionale. La citoyenneté est une conquête de la révolution qui a été généreuse, elle, en offrant la citoyenneté française à tous les étrangers qui vivaient en france depuis 5 ans.

Q : On a l’impression que vous êtes seule dans votre parti et que l’on vous y savonne la planche.
Le conseil fédéral vient de voter à l’unanimité le budget que je préconisais pour ma campagne. C’est un parti pauvre, ils prennent un grand risque et même si cela ne plaît pas aux commentateurs, ce n’est donc pas vrai que je suis seule dans mon parti.

Q : Depuis 8 mois que vous êtes en campagne, vous êtes passé de 8% à 3% dans les intentions de vote.
Bien sûr, je préférerai être plus populaire, c’est ce que j’éspère obtenir en participant aux émissions que l’on me propose, encore faut-il que l’on me questionne directement sur qui je suis, d’où je viens et où je veux aller, alors je pourrai peut-être un peu changer cela.

Q: Pensez-vous faire mieux que les 1,6% de dominique voynet ou égaler le score de noel mamère qui a été de 5,2%, voire faire encore mieux que lui ?
J’ai l’ambition folle de faire mieux que noël mamère.

Q: …
Je voudrai attirer l’attention sur le fait que la présence de notre armée en afghanistan n’a plus de sens parce que nous nous appuyons sur un chef d’état totalement corrompu qui n’a pas la confiance de ses citoyens, ça ne peut pas marcher, c’est une impasse, nous devons retirer nos troupes tout de suite. Nous devrions employer notre énergie à organiser une grande conférence pour l’afghanistan, pour assurer la stabilité de cette région avec les voisins, le pakistan, la chine, l’inde… Pour que eux prennent en charge le sort de l’afghanistan et que nous nous retirions.

Q : Une dernière intervention ici face aux français ?
Le combat écologique est très important, il ne faut pas hésiter de donner du sens au vote, votez juste et ne pas simplement voter utile, votez pour les idées écologiques que je porte… même si vous ne m’aimez pas.

L’instinct

Interview de Michel Vaujour. Extrait :

Lors du braquage, en recevant cette balle dans la tête je me suis dit : «Tu t’es planté… Tu t’es planté d’accord mais sans faillir à toi-même.»

Puis j’entendis : «…pour celui-ci c’est pas la peine, il est mort.» je me suis dit : «Toi mon vieux, tu ne seras jamais aussi vivant que je ne le suis moi-même à cet instant.»

De ce qui me reste de tout ça aujourd’hui ?.. Voir toute la beauté de ce qui nous est offert de la vie.

À Jamila, Michel Vaujour